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Comme l'ont montré de nombreuses études internationales, les meilleures actions pour lutter contre l'hyperthermie est de faire vivre les personnes âgées au frais. L'équipement en climatisation, entre 2003 et 2009, de la quasi-totalité des maisons de retraite protège une partie non négligeable des personnes âgées vulnérables.
La catastrophe d'août 2003, meurtrière dans toute l'Europe avec 20 000 décès en Italie, 15 000 en France, 8 000 en Espagne, a été vécue de manière très douloureuse dans notre pays. Le plus difficile est d'aider les personnes âgées qui vivent isolées et qui dépendent largement de la solidarité familiale ou du voisinage.
Pays Européen |
Mortalité canicule 2003 |
Italie |
20000 |
France |
15000 |
Espagne |
8000 |
Plus ou moins 30 décès liés à la canicule en France aurait été recensés ces derniers jours.
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Les services d'urgence publics et privés connaissent ces jours-ci des petits pics de fréquentation qui fluctuent assez rapidement avec la température. La canicule actuelle devrait être moins meurtrière, notamment grâce au Plan canicule lancé en 2004, qui a permis de mettre en place un vaste dispositif de surveillance et de prévention des effets sanitaires des vagues de chaleur. |
Deux personnes sont décédées lors d'activités sportives en plein air. Deux sans-domicile-fixe, ainsi qu'un jeune homme schizophrène et un autre obèse ont également succombé suite à une hyperthermie. Le profil des individus à risques lors de vagues de chaleur, défini après août 2003, est retrouvé ici : personnes âgées: résidents des maisons de retraite médicalisées, sans-domicile-fixe, malades psychiatriques, patients atteints de troubles cardio-vasculaires... |
Le niveau de chaleur de cet été en France, reste inférieur à ce qu'il a été en août 2003.
Après la canicule d'août 2003 dont personne n'avait anticipé les effets, l'Institut de veille sanitaire (INVS) a organisé un système de recensement des décès en temps réel, et un dispositif de mesure de fréquentation des services d'urgences, libéraux ou publics. L'activité des Samu et de SOS-Médecins s'est accrue de 10 à 30%. «Au cours du week-end dernier, le taux de fréquentation des urgences est redevenu normal. Il varie d'ailleurs très vite, en fonction des températures», par ailleurs, jeudi et vendredi dernier, la fréquentation des urgences hospitalières a connu une augmentation de 15 à 25% par rapport aux semaines précédentes explique le docteur Loïc Josseran, chargé de cette surveillance.
«Pas de pic de mortalité»
En 2003, il avait fallu attendre trois semaines, avant de connaître l'ampleur de la catastrophe. Pour recenser les décès, un listing informatique des informations portant sur 1150 communes - qui représente les 2/3 de la mortalité en Fr nce - a également été mis en place. Le nombre de décès quotidiens est maintenant connu avec un décalage de trois-quatre jours.
La majorité concerne des personnes de plus de 80 ans, en général malades. Dans quatre cas, les décès se sont produits sur le lieu de travail (un ouvrier sur un chantier de terrassement à La Rochelle, un couvreur dans le Morbihan, un chauffeur livreur dans les Landes...).
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