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"150.000 personnes âgées sont menacées d'être moins bien traitées dès ce début 2008 car les budgets des établissements dans lesquels elles résident vont être autoritairement diminué", résume brutalement l'AD-Pa, qui accuse "les représentants de l'Etat et de certains départements d'exercer des pressions inacceptables sur des directeurs d'établissements pour qu'ils acceptent les baisses" de crédits.
Sur 7.000 maisons de retraite concernées, 300 n'ont pas obtenu leur conventionnement parce qu'elles n'étaient pas aux normes, mais 1.700 n'ont pas signé, sans que ce soit "de leur seule responsabilité", selon plusieurs organisations, dont l'Uniopss (secteur socio-sanitaire), la Fédération hospitalière de France (FHF), ou l'AD-Pa (directeurs de maisons de retraite).
Depuis l'automne, plusieurs organisations représentant les établissements de personnes âgées ont alerté l'opinion sur le risque de "sanctions tarifaires" pour les établissements qui n'auront pas rempli l'obligation de signer une convention tripartite avec l'Etat et le département avant fin 2007.
"150.000 personnes âgées sont menacées d'être moins bien traitées dès ce début 2008 car les budgets des établissements dans lesquels elles résident vont être autoritairement diminué", résume brutalement l'AD-Pa, qui accuse "les représentants de l'Etat et de certains départements d'exercer des pressions inacceptables sur des directeurs d'établissements pour qu'ils acceptent les baisses" de crédits.
Le conventionnement est "une démarche de qualité dans l'intérêt des personnes âgées", a-t-elle expliqué, récusant le fait que des budgets aient pu diminuer. "Il y a un gel de leur budget tant qu'ils ne s'engagent pas dans la convention", a précisé la ministre, ajoutant que les établissements qui ont signé ont vu "une augmentation en moyenne de 40% de leur budget".
Réagissant auprès de l'AFP, Valérie Létard, secrétaire d'Etat à la Solidarité, a dit "comprendre" la déception d'"établissements qui comptaient une fois de plus sur le report de leurs crédits", "mais il faut bien à un moment donné que la règle du jeu soit la même pour tous".
Le conventionnement, instauré par une réforme de 2001 et difficilement mis en route, engage les maisons de retraite dans un nouveau système de tarification autour de trois pôles (soins, dépendance et hébergement) ainsi que dans une démarche de qualité et de respect des normes.
"C'est très bien de soulager la sécurité sociale en transférant les personnes âgées des hôpitaux aux maisons de retraite, mais on ne donne pas de moyens suffisants", estime Laurent Pedelaborde, directeur de la résidence Eliza Hegi, en Pays basque, pour qui la réforme "passe mal".
La médicalisation des maisons de retraite répond aux besoins de résidents de plus en plus âgés et dépendants, mais aussi à un souci d'économies de l'assurance maladie, le personnel soignant libéral "coûtant" plus cher à la sécurité sociale que les salariés.
"Au 1er janvier, on me demande de prendre en charge totalement 45 personnes au lieu de 30, avec un budget moindre qu'en 2007", raconte-t-il. "Il faut faire des arbitrages, comme faire une toilette (des personnes âgées) plus rapide", dit-il, affirmant que "certains établissements font faire la toilette par les femmes de ménage".
Augmenter le prix de journée payé par les personnes âgées et leurs familles sont «exclus», a déclaré Pedelaborde. La retraite moyenne est de 1000 euros par mois et un lieu d'établir «coût» déjà en moyenne 1700 euros.
Les associations soulignent également que le taux d'accompagnement des personnes à charge en France de 0,4 agent par résident, contre un objectif gouvernemental est de 1 à 1.
Source : Radio France
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