|
Germaine, 78 ans, en maison de retraite, possède 180 mille euros à placer d’ici la fin de l’année. Ils sont pour le moment dans une sicav monétaire. Elle se demande si l’assurance vie est une bonne idée. Elle a aussi mis 105 000 euros sur un PEA et 65 000 sur un plan d’épargne populaire ou PEP. Et puis elle a deux livrets.
Et elle n’a pas d'héritier.
Information capitale ! J’ imagine volontiers que Germaine est propriétaire et qu’elle a une retraite satisfaisante, sinon elle en aurait parlé. Donc, elle n’a aucun besoin de son patrimoine financier pour vivre. On peut faire trois choses :
- garder les livrets pour le cas où. Ce n’est pas à son âge qu’on a des coups durs, à part médicaux, mais ils sont normalement couverts par la Sécu.
- Transformer le PEO et le PEA, qui a fondu sans doute de moitié, en « rente viagère », c’est-à-dire en argent qui tombe tous les trimestres jusqu’à mon décès.
Pourquoi donc si elle n’a pas besoin de cet argent pour vivre ?
Il va la rassurer. Ce supplément, non imposable, elle pourra soit le dépenser, soit le donner, au Téléthon ou à toute cause de son choix. Mais surtout pas l’épargner ! Ce que je lui propose, c’est de troquer sa capacité d’épargne contre une capacité de don. Donner fait du bien et empêche de vieillir ! Et entre sa rente viagère…
A combien s'élévera cette rente viagère ?
A peu près 7 000 euros par an, révisables à la hausse… Entre cette rente et la retraite de Germaine, elle vivra bien. Et d’autant mieux que ses dépenses vont avoir tendance à baisser.
Sauf les dépenses médicales !
Evidement, pas celles-là. Mais elles sont remboursées ! Et puis les septuagénaires ne sont pas tous malades, loin de là.
Quelle est la troisième initiative ?
Elle concerne les 180 000 euros en monétaires. Germaine n’en a pas besoin du tout. Donc, l’assurance vie ne s’impose pas. Elle n’a pas non plus d’héritier. Toute donation à un tiers couterait près de 60% en taxes.
La meilleure solution, c’est encore le don à une ou à plusieurs associations habilitées à en recevoir . Cette générosité permettra par ailleurs à Germaine d’échapper à l’impôt pendant une certaine période.
Aute exemple, René va vendre des terres agricoles dont il compte tirer 240 000 euros. Ces terres lui rapportent 2,7 % par an. Il voudrait que son placement lui serve de complément de retraite. Alors, assurance vie ou immobilier ?
C’est une question de préférence et de rendement. Si René préfère la voie financière, il pourra tirer 4% d’un contrat d’assurance vie sans entamer le capital en pratiquant des « rachats réguliers ». Ces rachats ne supporteront pratiquement aucun impôt, simplement 12% de prélèvements sociaux. Le capital de René ne sera pas revalorisé.
Maintenant, si René préfère l’immobilier à la finance, qu’il choisisse la voie immobilière ! En investissant tout seul, car les appartements achetés tout seul sont généralement plus rentables que les produits classiques proposés par les vendeurs. René peut trouver de l’immobilier qui lui rapporte 6-7% par an, indexés sur l’inflation. Et avant impôt. Car s’il est fortement imposé, l’impôt et les prélèvements sociaux vont réduire de moitié son rendement. Les loyers ont le revenu le plus taxé de tous. Il gagnera donc environ 3% par an. Sur un capital revalorisé
Entre investissement financier et immobilier quelle est le choix le plus judicieux ?
C'est une vaste question. Dans le doute René peut faire du 50/50.
source : france info, chronique "qestion d'argent"
|