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Estimation du nombre de personnes
atteintes entre 2007 et 2020
.
Selon ce graphique, on passe de 850 000 victimes en 2007 à 1,3 million en 2020 et 2,1 millions en
2040. Pour une stratégie efficace, il faut garder à l’esprit que l’Alzheimer n’est pa as seulement une
préoccupation médicale. L’impact social de la maladie et la dimension scientifique sont à considérer.
C’est ce que fait ressortir le plan à travers la définition de trois axes à savoir la Santé, la Recherche et
la Solidarité. Chacune des 44 mesures correspond à un axe.
Historique
Le Professeur Joël Ménard, assisté d’une équipe d’experts, est l’architecte du programme. Les
travaux débutent le 3 septembre 2007 et la version finale du document est remise au chef de
l’exécutif le 8 novembre. Le plan entre en vigueur le 1er février 2008. Florence Lustman est
responsable de sa mise en oeuvre.
Pilotage
Deux instances ont été créées en vue d’assurer la concrétisation du programme d’action : le comité
de pilotage et celui de suivi.
L’aspect financier
Une enveloppe substantielle est allouée à la mise en application du Plan Alzheimer. La répartition de
la somme se fait comme suit :
Type de projets/Montant (en milliard d'euros)
médico-social/1,2
santé/0,2
recherche/0,2
Total 1,6
Les axes d’intervention
Premier axe : La santé
On distingue les périodes pré-et post dépistage.
Avant le dépistage, il s’agit de :
•
Permettre aux patients de prendre un rendez-vous rapidement
•
Accélérer le diagnostic dans les centres de santé
•
Guider le médecin lors de l’annonce du diagnostic pour qu’il sache rassurer et surtout
orienter son patient.
Après le dépistage, les patients choisissent soit un maintien à domicile soit un placement en établissement spécialisé. Dans les deux cas, le plan vise à instaurer des conditions de vie et de soin
correctes et adaptées. Parmi les mesures retenues, il y a :
•
La création de nouveaux services. Tous ceux qui y travaillent sont familiers à la maladie
d’Alzheimer.
•
L’amélioration des unités d’hébergement en augmentant l’effectif et les compétences du
personnel qui y travaille. Il en est de même pour leur capacité d’accueil.
Deuxième axe : La recherche
Toutes les formes de recherche sont encouragées et soutenues dès lors qu’elles entretiennent un
lien avec la maladie d’Alzheimer et permet de mieux cerner cette pathologie.
Troisième axe : Solidarité
Il s’agit ici d’impliquer davantage le grand public dans la lutte contre la maladie. Cela se traduit
notamment par l’organisation de campagnes de sensibilisation.
Les EHPAD dans le plan Alzheimer (Mesure numéro 16)
Etat des lieux
Les troubles comportementaux font partie des manifestations de la maladie d’Alzheimer. 80 % des
malades en sont victimes, mais à des degrés divers. Si ces troubles du comportement sont modérés
chez certains, chez d’autres ils sont particulièrement graves.
Actions à entreprendre
•
Création d’unités de soins et d’activités spécifiques
Ces unités sont destinées aux patients dont le trouble de comportement est jugé modéré. Elles ont
une vocation bien précise, celle d’organiser des activités dans une optique thérapeutique. Tous ceux
qui y travaillent ont reçu une formation spécifique. Outre les médecins, on y trouve des assistants en
gérontologie, des psychomotriciens, des ergothérapeutes, des orthophonistes et des psychiatres.
Lorsque leur état le justifie, les patients sont accueillis par des structures renforcées.
•
Construction et aménagement des unités
La construction et l’aménagement des unités spécialisés sont financés par la Caisse Nationale de
Solidarité pour l’Autonomie ou CNSA pour ne pas que les tarifs des établissements ne subissent le
contrecoup des investissements. En outre, les travaux doivent respecter les dispositions du cahier de
charges et leur conformité sera attestée par une expertise. Le « prix d’architecture Alzheimer » est
l’occasion de primer la meilleure création architecturale.
Bilan provisoire des réalisations
•
Modernisation des EHPAD
Entre 2008 et 2009, la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie a accordé aux EHPAD un
crédit de 275,8 M€. Cette initiative a permis de :
•
augmenter la capacité d’accueil dans les EHPAD
•
doter les EHPAD bénéficiaires d’une unité Alzheimer (différent des PASA et UHR)
•
rendre possible la mise en place d’un servir pour accueillir les malades en journée ou les
héberger temporairement.
Au total, au 21 janvier 2009, 164 EHPAD situés en métropole et 7 dans les DOM ont bénéficié de ces
plans de financement et ont pu moderniser leurs installations.
•
Intégration des enjeux architecturaux de la maladie dans le concours d’architecture médicosocial
2008
Cette épreuve existe depuis 2006. Elle est à l’initiative de la CNSA qui travaille avec divers
partenaires, dont la Fédération Hospitalière de France. En 2008, le jury a décidé de remettre un prix
spécial à l’auteur d’un projet architectural qui tient compte des exigences infrastructurelles liées à
l’accueil des personnes souffrant d’Alzheimer. Ce Prix Spécial Alzheimer a été attribué à l’EHPAD du
centre hospitalier Saint-Morand.
•
Création des unités spécifiques PASA et UHR.
Un cahier des charges est rédigé en avril 2009 afin d’orienter la mise en place de ces unités dans les
maisons de retraite médicalisées. Les démarches à suivre pour obtenir un label PASA et UHR et
déterminer la tarification à appliquer sont définies trois mois après. Fin 2009, 600 EHPAD ont fait une
demande de labellisation. En outre, jusqu’en mars 2010, 93 EHPAD ont obtenu de la CNSA un crédit
pour financer la création de ces unités spécifiques. Au total, ce sont 72 millions d’euros que la CNSA a « distribués ». À noter que le plan prévoit la création de 1700 PASA et 350 UHR jusqu’en 2012 d’où
les PAI 2010 et 2011 qui privilégient le financement de ces unités spécifiques.
•Études, enquêtes et guides
À côté de ces réalisations concrètes, de nombreuses études et enquêtes sont menées et des guides
sont publiés.
•
Le cadre légal
Enfin, le gouvernement sort régulièrement des textes pour encadrer la mise en application des
mesures (circulaires, arrêtés, instructions…).
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